Revue de presse (28 nov)

 
Les élections législatives et la formation du futur gouvernement, la célébration de la Journée nationale de la Roumanie, l'appel lancé par le ministre des Affaires étrangères, Lazar Comanescu, aux Roumains de l'étranger à revenir dans le pays, sont les principaux sujets abordés par les quotidiens bucarestois.
 
Les élections législatives du 30 novembre et la désignation du futur Premier ministre sont des sujets d'intérêt pour la majorité des journaux.
"Les élections tenues dimanche représentent le premier pas vers le Palais Victoria du 9e Premier ministre d'après 1990", écrit Ziarul financiar dans l'article intitulé "Qui sera le futur Premier ministre?".
 
Dans ce contexte, Business Standard note que "La crise financière rapproche les programmes des trois principaux partis politiques des prétentions du milieu d'affaires", se référant aux programmes des trois candidats au fauteuil de Premier ministre: Mircea Geoana (Parti social démocrate, PSD), Theodor Stolojan (Parti démocrate-libéral, PD-L) et l'actuel Premier ministre (Parti national libéral, PNL).
 
"Le principal catalyseur de la dispute politique est toujours la politique budgétaire. Alors que le PSD soutient la majoration rétroactive de 50% des salaires des enseignants, le PD-L est d'accord avec une future majoration, mais a marginalisé ce thème pendant la campagne électorale et le PNL s'y oppose. Par ailleurs, les trois partis ont réussi à se mettre d'accord sur le taux d'imposition de 16%.
 
Le PNL et le PD-L agréent le maintien du caractère de taux unique, alors que le PSD souhaite l'introduction d'un seuil inférieur, de 10%, pour les revenus situés au-dessous de la moyenne. Un autre point de consensus des trois partis est représenté par la réalisation de 1 000 km d'autoroute ces quatre prochaines années", selon le journal cité.
 
Ziarul Financiar écrit sous le titre "Les dix défis auxquels le nouveau gouvernement doit faire face", que les élections du 30 novembre installeront au Palais Victoria un nouveau gouvernement et un nouveau Premier ministre, mais quelle que soit la couleur politique du futur pouvoir, le fardeau sur ses épaules sera lourd.
 
"Dans une période de crise économique mondiale qui n'épargne pas la Roumanie, le principal défi sera de maintenir l'économie à la ligne de flottaison et éviter, autant que possible, la récession. Il n'y aura aucune "lune de miel" pour aucun parti qui sera au pouvoir, d'autant plus que les syndicats, auxquels des majorations substantielles des salaires ont été promises pendant la campagne électorale (votées par le Parlement, dans le cas des enseignants), attendent avec inquiétude les résultats du scrutin pour déclencher les actions de protestation", écrit le journal cité.
 
À la différence des dernières élections, lorsque deux forces – le PSD et l'Alliance PNL-PD – étaient en lice, trois partis importants s'affronteront dimanche – le PSD, le PD-L, proches dans les sondages en ce qui concerne l'option de vote, et le PNL, selon le même journal.
 
Le journal Romania Libera publie une interview du leader du PNL, Calin Popescu-Tariceanu, qui clôture la série des dialogues avec les trois Premiers ministres désignés. Le Premier ministre parle des quatre ans de son mandat, des objectifs visés pour le nouveau mandat et d'un possible gouvernement PNL – PD-L ou avec le PSD dans la législature suivante.
 
Par ailleurs, le Premier ministre relève "l'intérêt commun" (également manifesté par le président Traian Basescu) "à trouver les meilleures solutions pour que la Roumanie ne soit pas gravement affectée par la crise économique". "Je suis heureux que le président Traian Basescu soutienne une grande partie des mesures incluses au plan du gouvernement visant la croissance économique et les emplois.
 
Une priorité de ce plan est de préserver les emplois et d'en créer d'autres. Nous parlons de 200 000 emplois dans l'industrie automobile. En 2009, Ford commencera à investir et créera au moins 7 000 emplois, auxquels il faut ajouter 20 000 dans les sociétés qui produiront pour Ford. Nous devons soutenir l'industrie automobile, donc j'ai décidé d'éliminer la taxe sur la pollution pour les voitures neuves", a précisé le Premier ministre.
 
"Le ministère des Affaires étrangères (MAE) invite les Roumains à revenir chez eux", titre Business Standard précisant que les autorités de Bucarest affirment que les Roumains de l'étranger peuvent revenir dans le pays car il y a des emplois pour eux.
 
Le ministre des Affaires étrangères, Lazar Comanescu, a déclaré qu'il y aurait en Roumanie assez d'emplois ajoutant qu'il possède des informations selon lesquelles un nombre croissant de Roumains de l'étranger sont conscients de cette situation.
Lazar Comanescu affirme que le système bancaire solide de la Roumanie, les réserves de devises et les fonds européens que la Roumanie recevra d'ici 2013 sont autant de "motifs censés nous faire aborder la situation d'une façon plus optimiste que d'autres pays". Dans ces conditions, le ministre considère qu'il y aura des perspectives d'embauche pour les Roumains rentrant dans le pays.
 
Le ministre Comanescu a également précisé que l'action démarrée par le MAE en collaboration avec le ministère du Travail, visant l'organisation de bourse de l'emploi pour les Roumains travaillant en Espagne et Italie, se poursuivrait.
Le président de l'Agence nationale de l'emploi (ANOFM), Ionel Muscalu, a précisé le 27 novembre qu'environ 30 000 Roumains travaillant en Espagne et Italie rentreraient dans le pays, bien qu'une étude récemment publiée indique que plus de 130 000 Roumains seront chômeurs d'ici la fin de l'année en Espagne.
 
La majorité des journaux se penchent sur la célébration de 90 ans depuis la Grande Union du 1er décembre 1918, date marquant la Journée nationale de la Roumanie (le 1er décembre). Le journal Romania LIbera écrit que le président Traian Basescu a exhorté les Roumains à hisser le 1er décembre le drapeau national aux balcons et aux fenêtres.
 
"La crise frappe de plein fouet l'industrie des engrais", écrit le journal Bursa sous le titre "Panique dans l'industrie chimique". Selon le journal, les combinats ont beaucoup réduit la production depuis octobre et risquent d'arrêter la production en janvier 2009. Un nombre de 2 500 salariés risquent d'être licenciés et les agriculteurs n'ont pas de l'argent pour acheter les engrais et préfèrent des importations occasionnelles, selon le même journal.

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Citeste si:  PM Tariceanu: I am convinced Romania will register an economic growth
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