AFP: „Bush mis en minorité à l’Otan avant des entretiens stratégiques avec Poutine”

0 10
 
Le président américain George W. Bush n'aura atteint qu'une partie de ses objectifs au sommet de l'Otan, obtenant un renforcement de l'engagement en faveur de l'Afghanistan mais échouant dans son effort pour élargir l'alliance en pleine lutte d'influence avec la Russie, transmet l'AFP, citée par la Rompres.
 
A un moment délicat dans les relations russo-américaines, M. Bush a aussi réussi à faire endosser par l'Otan un projet antimissile qui crispe Moscou.
 
Mais, selon les Américains, cette même Russie est tout sauf étrangère au refus de l'alliance d'accorder pour le moment à la Géorgie et à l'Ukraine le statut de candidates officielles à l'adhésion.
 
Avant le sommet de l'Otan, M. Bush avait pourtant donné de la voix pour dire qu'il se rendait à Bucarest avec l'intention de décrocher ce statut pour les deux anciennes républiques soviétiques, aujourd'hui alliées des Etats-Unis.
 
Sa porte-parole, Dana Perino, avait indiqué que M. Bush ne recherchait 'rien de moins' que ce statut.
 
Le président américain s'est ainsi exposé, tout comme l'Otan, au reproche d'avoir cédé aux pressions de la Russie, quelques jours avant des entretiens entre M. Bush et son collègue Vladimir Poutine sur les bords de la Mer Noire.
 
Mais M. Bush peut toujours faire valoir que l'Alliance a invité l'Albanie et la Croatie à rejoindre l'administration.
 
Il peut aussi dire que l'Otan s'est 'engagé' à ce que la Géorgie et l'Ukraine intègrent l'Alliance 'un jour', leur offrant ainsi la 'voie claire' qu'il réclamait pour elles.
 
Saluant l'invitation faite à l'Albanie et la Croatie, passant sous silence les noms de la Géorgie et de l'Ukraine, M. Bush a d'ailleurs paru adresser un message à la Russie en déclarant: 'Au moment où nous invitons aujourd'hui de nouveaux membres aujourd'hui, nous disons clairement que le progrès de l'élargissement continuera'.
 
Peu avant la confirmation officielle de sa mise en minorité par certains membres de l'Alliance comme l'Allemagne et la France, son conseiller à la sécurité nationale, Stephen Hadley, avait pris les devants en disant que le communiqué final emploierait un langage 'très fort' et offrirait à la Géorgie et à l'Ukraine une voie 'très positive'.
 
"Il n'est pas question de défaite" essuyée par M. Bush avant ses entretiens avec M. Poutine, avait dit mercredi soir un haut responsable de l'administration quand il apparaissait déjà que M. Bush n'obtiendrait pas gain de cause.
 
L'administration insiste sur le fait que l'Otan garde sa porte ouverte et qu'elle est d'accord pour dénier tout droit de veto sur ses décisions à quiconque, à commencer par la Russie.
 
Cette dernière s'alarme de l'extension de l'Otan jusqu'à ses portes. Son hostilité et l'inquiétude sur l'équilibre stratégique en Europe sont pour beaucoup dans l'opposition de l'Allemagne et de la France, à un moment où les différends sur le Kosovo ou sur la défense antimissile crispent déjà les relations européennes.
 
Berlin et Paris ont cependant invoqué, comme une dizaine d'autres pays de l'Otan, le très mauvais dossier de Kiev et Tbilissi, notamment le traitement peu démocratique de l'opposition en Géorgie ou l'hostilité de l'opinion ukrainienne à une adhésion à l'Alliance.
 
Le projet des Etats-Unis d'implanter d'ici à 2012 dix lance-missiles intercepteurs en Pologne et un radar ultra-perfectionné en République tchèque est par ailleurs vu par la Russie comme une menace.
 
Ce projet s'annonçait comme l'un des principaux sujets de discussion entre MM. Bush et Poutine ce week-end.
 
Les candidatures géorgienne et ukrainienne repoussées à plus tard, l'administration américaine criait tout de même victoire après que l'Otan eut selon elle endossé le projet antimissile, avec l'intention d'étudier son intégration dans les systèmes européens existants et futurs, transmet l'AFP, captée par la Rompres.
Citește și

Spune ce crezi

Adresa de email nu va fi publicata