Cioroianu : Le Kosovo demeure le test critique des Balkans de l’Ouest

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De notre envoyé spécial : Le Kosovo est le test critique des Balkans de l'Ouest, étant une question de crédibilité pour l'UE, l'OTAN et la communauté internationale, en général, a déclaré mercredi le ministre des Affaires étrangères, Adrian Cioroianu, dans le discours prononcé lors de la conférence ''The Economist'' organisée à Athènes.
 
''La déclaration unilatérale de l'indépendance n'a pas été une solution'', a réaffirmé le chef de la diplomatie roumaine la position officielle de la Roumanie sur le dossier Kosovo, ajoutant que la solution durable au problème du statut du Kosovo devrait être trouvée par la négociation d'un accord entre Belgrade et Pristina conformément au droit international.
 
Le ministre Cioroianu a souligné, également, que la Roumanie comprenait, néanmoins, la réalité existante sur le terrain et souhaitait se concentrer sur la voie à suivre pour l'avenir, ayant accepté pour cette raison de rester impliquée dans la zone aux côtés de ses partenaires de l'Union européenne.
 
Dans le discours prononcé dans le cadre de la section ''La politique extérieure et l'agenda de sécurité pour l'Europe du Sud-Est'' de la conférence ''The Economist'', Adrian Cioroianu a relevé que le Sommet de l'OTAN qui s'est tenu la semaine passée à Bucarest avait été celui de l'élargissement, à l'instar des sommets de 1999 et 2004, l'un de ses principaux résultats étant les invitations d'ahérer adressées à la Croatie et à l'Albanie.
 
Le chef de la diplomatie roumaine a fait valoir, en outre, le souhait de la Roumanie que Skopje devienne le plus tôt possible la capitale d'un pays membre de l'OTAN par l'identification d'une solution entre la République de Macédoine et la Grèce au sujet du nom officiel de cette ancienne république yougoslave.
 
Non point en dernier lieu, le ministre Cioroianu a rappelé le soutien de la Roumanie aux efforts visant l'intégration européenne et euro-atlantique de tous les pays de la région des Balkans de l'Ouest, ainsi qu'au développement de la coopération régionale.
 
A la conférence organisée à Athènes ont prononcé, également, des discours le ministre grec des Affaires étrangères, Mme Dora Bakoyannis, ainsi que ses homologues de Bulgarie – Ivailo Kalfin, Serbie – Vuk Jeremic, Albanie – Lulzim Basha et le Premier ministre de la République Srpska dans le cadre de la Bosnie-Herzégovine – Milorad Dodik.
 
Selon Mme Dora Bakoyannis, une solution définitive et réelle au problème du Kosovo sera trouvée par l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne, alors que M. Kalfin, dont le pays a reconnu l'indépendance proclamée à Pristina, a insisté sur l'idée de l'acceptation par la Serbie de la nécessité de créer un processus politique de concert avec la mission EULEX et la communauté internationale qui puisse permettre de trouver une solution à ce problème.
 
La Serbie, a relevé Ivailo Kalfin, doit choisir lors des élections législatives du 11 mai la voie européenne et comprendre que pour le Kosovo il n'y a que deux options : le retour à la violence ou bien un engagement avec la communauté internationale.
 
Mercredi, le ministre Cioroianu aura, également, à Athènes, un déjeuner de travail avec son homologue grec, la problématique régionale, l'agenda européen et bilatéral, tout comme les résultats du Sommet de l'OTAN à Bucarest figurant sur l'agenda des discussions.
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