Calin Popescu-Tariceanu demande ”de la réflexion” au Gouvernement italien, pour ne pas affecter la relation bilatérale

0
 
Le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu a déclaré, lundi, à l'issue d'une réunion de travail sur la situation des ressortissants roumains d'Italie, qu'il s'attendait à ce que le Gouvernement italien fasse preuve de réflexion concernant la limitation du droit à la libre circulation.
 
Le Premier ministre a annoncé que le ministre de l'Intérieur, Cristian David se rendrait à Rome en vue de proposer aux autorités italiennes le soutien roumain à la lutte contre la criminalité provoquée par les ressortissants roumains.
 
Calin Popescu-Tariceanu a souligné que la réunion de ce lundi, à laquelle ont également participé le ministre de l'Intérieur, Cristian David, le ministre du Travail, Paul Pacuraru, le chef du DAE, Adrian Ciocanea, ainsi que des secrétaires d'État au MAE et au MJ, était la conséquence des récentes déclarations faites par les nouveaux membres du cabinet italien sur la limitation des droits des Roumains d'Italie.
 
''Une première chose dont nous sommes convenus consiste dans l'intention du Gouvernement roumain d'amorcer un dialogue avec les Italiens. J'ai demandé au ministre de l'Intérieur, David, d'effectuer les prochains jours, cette semaine, donc, un voyage urgent à Rome afin de discuter des initiatives qui se préparent au niveau du Gouvernement italien et de porter à la connaissance (des autorités italiennes – n.d.l.r.) ce que les autorités roumaines estiment nécessaire de faire. Nous proposerons aux autorités italiennes l'envoi urgent d'une interforce, dont feront partie des représentants de la police et du Parquet de Roumanie, censée soutenir les autorités italiennes dans les efforts visant le combat contre la criminalité'', a annoncé le Premier ministre Tariceanu.
 
Il a ajouté que des déclarations successives – pendant les élections, durant la période pré-électorale, voire au cours de la période post-électorale, qui ne justifient pas, néanmoins, de pareilles allégations – ont fait s'installer la perception d'une situation critique en ce qui concerne les Roumains d'Italie. Cette attitude peut affecter les relations bilatérales, a mis en garde le Premier ministre, en sollicitant de la réflexion au Cabinet de Ministres italien.
 
''Nous croyons qu'à l'heure actuelle, alimenter des attitudes xénophobes est un fait susceptible d'affecter la relation bilatérale entre la Roumanie et l'Italie, or cela n'est, évidemment, de l'intérêt de personne. Nous avons trop d'intérêts communs pour les mettre en danger à cause d'actions de ce genre et je crois, je souhaite constater la réflexion du Conseil de Ministres italien quant à la manière dont il approche ce problème'', a déclaré le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, lequel a relevé qu'il y avait un intérêt bilatéral à résoudre de façon positive ce problème.
 
99 pc des Roumains d'Italie vivent honnêtement pour entretenir leurs familles du pays, ayant une contribution de 1 pc au PIB de l'Italie et il y a en Roumanie pas moins de 23 000 firmes à capital italien, a rappelé, dans le contexte, M. Tariceanu.
 
''Je ne veux pas que, face à cette attitude xénophobe en Italie, des réactions négatives apparaissent en Roumanie, ce serait regrettable'', a dit le Premier ministre.
 
Il a déclaré, en même temps, que les réseaux du crime organisé des Roumains d'Italie agissent en collaboration directe avec les réseaux locaux, tout en affirmant que les forces de l'ordre d'Italie ont toléré des phénomènes de ce genre.
 
''Cette situation est due à la faible réaction des forces de l'ordre et des autorités qui n'auraient pas dû permettre la création de camps, qui sont le ferment de criminalité, autour de Rome ou dans d'autres villes d'Italie. Une intervention claire, ferme aurait été nécessaire pour ne pas permettre la création d'une situation de ce genre'', a relevé le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, tout en constatant l'inexistence de telles situations dans des pays comme l'Espagne, la France ou l'Allemagne.
 
Le Premier ministre a demandé à cet égard aux autorités italiennes de permettre aux forces de soutien de Roumanie de s'impliquer directement dans la lutte contre cette criminalité.
 
''Nous avons plus qu'une disponibilité, nous voulons leur demander de nous permettre une action à leurs côtés. Nous voulons que l'équipe de policiers roumains soit intégrée, qu'elle puisse travailler sur le terrain'', a affirmé le Premier ministre.
 
Calin Popescu-Tariceanu a souligné que la libre circulation était un droit des citoyens de l'UE qui ne saurait être limité.
''Le droit à la libre circulation en Europe est un des piliers essentiels du projet et de la construction européenne. Nous ne pouvons pas être d'accord avec la violation du droit à la libre circulation, nous devons comprendre qu'on a besoin d'une réaction prompte, ferme des autorités et du respect du droit à la libre circulation'', a dit, en conclusion, le Premier ministre roumain.
Citește și

Spune ce crezi

Adresa de email nu va fi publicata

Acest sit folosește Akismet pentru a reduce spamul. Află cum sunt procesate datele comentariilor tale.