La Roumanie ne sollicitera pas l’inroduction de sanctions contre la Russie, affirme le président Basescu

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Le président Traian Basescu a déclaré ce lundi, avant son départ au Conseil européen de Bruxelles, que la Roumanie ne sollicitera pas à la Commission européenne d'imposer des sanctions contre la Fédération de Russie suite au conflit de Géorgie.
 
Le chef de l'État roumain et le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu participent ce lundi à la réunion extraordinaire du Conseil européen, convoquée par la présidence française en exercice de l'Union européenne pour analyser la situation de Géorgie.
 
'La Roumanie ne sollicitera pas l'imposition de sanctions contre la Fédération de Russie, parce que celles-ci ne feraient que geler l'actuelle situation, continuer à créer des prémisses de tension. L'UE devra négocier les solutions de la région de la mer Noire avec la Fédération de Russie', a relevé Traian Basescu, dans une déclaration donnée avant son départ pour la Belgique.
 
Selon le chef de l'État roumain, sur la base de l'expérience de la région et de l'analyse effectuée après la tournée diplomatique faite en Ukraine, République de Moldavie, Géorgie, Azerbaïdjan et Turquie, la Roumanie diffusera une document non public comportant une analyse de la situation de la zone et des possibles évolutions ultérieures, ainsi qu'un paquet de solutions que les autorités de Bucarest envisagent pour que les États petits et moyens se sentent en sécurité et que les évolutions relatives à la création d'alternatives à l'approvisionnement en énergie de l'Europe restent valables.
 
La délégation roumaine va à Bruxelles avec une série de propositions, qui ne visent pas strictement la Géorgie, et qui sont destinées à être analysées par les États membres de l'UE et les pays membres de l'OTAN.
 
'La Roumanie fera un appel à la solidarité transatlantique, à l'intérieur de l'UE, dans le traitement de la problématique de la région caucasienne. Nous soutiendrons que la solution des conflits gelés de la région de la mer Noire ne saurait être faite que dans les limites et sur la base du droit international, avec le respect de l'intégrité territoriale des États, de leur souveraineté, de l'indépendance de chaque pays et du principe de l'inviolabilité des frontières', a affirmé Traian Basescu.
 
Le président a précisé que la Roumanie proposera que l'UE, par les membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, fasse revenir la problématique des conflits gelés dans le débat du Conseil de Sécurité, y compris la question du Kosovo.
 
'Nous solliciterons une implication de l'UE dans les formes de négociations visant à découvrir des solutions pour les conflits gelés. Partant de la réalité que les mécanismes de maintien de la paix ont été inefficaces, nous proposerons le remplacement de ceux-ci dans ces régions. Nous soutiendrons la croissance du rôle de l'OTAN dans la région de la mer Noire. Nous solliciterons également que l'UE demande à la Fédération de Russie de respecter les engagements d'Istanbul de 1999 visant le retrait des forces militaires de Transnistrie et Ossétie du Sud', a ajouté M. Basescu.
 
La délégation de la Roumanie avertira aussi sur la nécessité d'accélérer les projets énergétiques européens – Nabucco et PEOP (conduit Constantza – Trieste).
 
Un autre élément essentiel, selon M. Basescu, est que l'UE fasse éviter l'isolement de la Géorgie et de l'Azerbaïdjan. 'Le pays-pont est, aux côtés de la Géorgie, l'Azerbaïdjan, et il devra bénéficier une attention particulière de la part de l'UE. Nous solliciterons l'offre, dans la prochaine période, d'une perspective européenne sûre à la Rép. de Moldavie, à savoir le début des négociations et leur accélération en vue de réaliser un Accord d'association Rép. de Moldavie-Union européenne', a relevé le chef de l'État roumain.
Le président a ajouté que la Roumanie restait constante et soutenait l'octroi du MAP à la Géorgie et l'Ukraine.
 
Il est également nécessaire, a souligné M. Basescu, de réaliser un partenariat UE-Azerbaïdjan et l'aide humanitaire accordée à la Géorgie devra continuer, l'UE devant participer à l'effort de reconstruction de cet État.
 
M. Basescu a réitéré le fait que l'analyse élaborée par les autorités de Bucarest était un papier secret, qui sera distribué aux chancelleries des États membres de l'UE et de l'OTAN.
 
Le président a mentionné à cette occasion qu'une situation sans précédent existait – l'inobservstion des décisions du Conseil de Sécurité de l'ONU visant l'intégrité territoriale des États.
 
'Situation sans précédent après la deuxième guerre mondiale – tant au Kosovo qu'en Ossétie du Sud et Abkhazie sont transgressées des décisions du Conseil de Sécurité visant l'intégrité territoriale des États sur le territoire desquels ces régions se trouvent. Il faut éviter d'entrer dans une période néfaste où les décisions du Conseil de Sécurité ne soient plus respectées par les États membres de l'ONU et les grandes puissances. La garantie pour les États petits et moyens est l'observation de la Charte de l'ONU et du droit international', a relevé Traian Basescu.
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