Le président Traian Basescu a énoncé au Conseil européen la question du conflit de Transnistrie

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Le président Traian Basescu a abordé, dans son intervention au Conseil européen extraordinaire tenu lundi à Bruxelles, consacré à la crise de Géorgie, la situation du conflit gelé de Transnistrie, soulignant que les mécanismes créés par les institutions internationales dans les années 90 n'avaient fait que préserver les conflits en question, transmet le correspondant de l'Agerpres.
 
'Qu'il s'agisse de Transnistrie, Abkhazie, Ossétie du Sud ou du Nagorny-Karabach, les mécanismes créés au début des années 90 suite à des décisions du Conseil de Sécurité de l'ONU n'ont fait que conserver les conflits, donnant à la fois le délai nécessaire aux leaders autonomistes de créer des structures d'État dans ces enclaves, ce qui met à présent la communauté internationale dans une situation très difficile, parce que ces enclaves ont développé des structures étatiques, depuis un président élu, à un gouvernement, une armée, à une police propres', a expliqué le président Basescu à la conférence de presse donnée à l'issue des travaux du Sommet extraordinaire de Bruxelles.
 
Le chef de l'État a également relevé que la solution soutenue par la Roumanie était la discussion au Conseil de Sécurité de l'ONU de tous les conflits gelés, ensemble, parce qu'ainsi 'on peut partir des principes: de l'intégrité territoriale, de la souveraineté, de l'inviolabilité des frontières, du droit international, en conformité avec la Charte de l'ONU'.
 
Selon Traian Basescu, on est arrivé à l'actuelle situation justement parce qu'on a toujours tenté d'expliquer que ces conflits étaient différents. 'Vraiment, ils ont origines différentes, motivations différentes, mais le fond est toujours le même: ils touchent à l'intégrité territoriale, à la souveraineté des États, violent leurs frontières. On ne saurait trouver un principe, une norme de droit international au-dessus de ces principes sur lesquels s'est fondée la paix en Europe', a souligné le président roumain.
 
Les chances que tous ces conflits gelés soient discutés ensemble au Conseil de Sécurité de l'ONU sont assez petites, a reconnu le chef de l'État roumain, ajoutant en échange que la Roumanie avait la conscience nette d'avoir proposé une solution.
 
Dans le cas de la Transnistrie, la situation est similaire avec celle des autres zones de conflit gelé, a relevé le chef de l'État roumain: des tensions interethniques existent, un régime séparatiste qui a créé ses structures étatiques – 'il ne reste que l'étincelle qui allume un conflit bilatéral et on ne sait pas qui porte l'étincelle', a averti M. Basescu.
 
Il a salué la décision du président en exercice du Conseil européen, Nicolas Sarkozy, d'introduire sur l'agenda du prochain Sommet de l'UE, d'octobre prochain, la question de la République de Moldavie, Traian Basescu assurant qu'il parlera jusqu'alors avec les autorités de Chisinau pour savoir ce qu'elles souhaitent faire écouter au Conseil.
 
Toujours à la réunion de lundi, la délégation roumaine a déposé un papier informel qui a été distribué à tous les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'UE, document qui sera envoyé les prochains jours aussi aux autres États membres de l'OTAN. Celui-ci aborde la question de l'impact de la crise de Géorgie sur les autres conflits gelés de la région.
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