Revue de presse (3 sept)

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La réunion annuelle de la diplomatie roumaine et le discours du premier ministre Calin Popescu-Tariceanu à cette réunion, ainsi que le début du procès de la Roumanie contre l'Ukraine à La Haye sont les principaux sujets abordés par les quotidiens bucarestois de ce mercredi.
 
'Tariceanu sollicite au milieu d'affaires roumain de sortir à l'étranger', titre Ziarul Financiar, relevant que le Premier ministre Tariceanu a sollicité mardi aux ambassadeurs roumains de renoncer 'à la suffisance et à la diplomatie de spectacle' et de promouvoir plus efficacement les intérêts du pays dans d'autres États, principalement par le soutien des projets d'investissements des sociétés roumaines à l'étranger.
 
'Notre ambition est que la Roumanie devienne un pôle d'excellence dans la zone, devienne l'une des puissances moyennes de l'UE, tant du point de vue politique qu'économique…Je vous demande de mettre sur la carte, visiblement, les intérêts des compagnies roumaines et de promouvoir avec une attention accrue la position géostratégique du port de Constantza (sud-est, à la mer Noire – ndlr) comme noeud pour la connexion avec les pays du Caucase', a affirmé M. Tariceanu dans le discours prononcé à la réunion annuelle de la diplomatie roumaine. 'Il faudra lutter plus efficacement pour l'expansion des sociétés à capital roumain dans l'Europe du Sud-Est et le voisinage est, qu'il s'agisse de la Serbie, de la Bulgarie, de la République de Moldavie, de l'Ukraine ou de la zone des Balkans occidentaux', a dit M. Tariceanu.
 
Sous le titre 'Tariceanu rêve de la Roumanie dans le top des puissances économiques', le quotidien Gândul écrit que, 'encouragé par les résultats sans précédent de l'économie roumaine, le Premier ministre estime que la Roumanie comptera en 2014 parmi les sept puissances économiques de l'Union européenne'. De plus, le chef de l'exécutif avance l'idée qu'il faudra renoncer au statut de pays modeste et complexé et promouvoir l'image d'un État ambitieux et émancipé. 'Si les actuelles tendances économiques se maintiennent, la Roumanie pourrait devenir, à l'horizon de l'an 2014, la septième ou la huitième puissance économique d'Europe. Il faudra mettre un accent majeur sur l'expansion économique à l'étranger', a déclaré M. Tariceanu mardi, à la réunion annuelle de la diplomatie roumaine.
 
La Roumanie a commencé mardi sa plaidoirie à la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, dans le cadre du premier jour d'audiences dans le procès contre l'Ukraine pour la délimitation du plateau continental de la mer Noire autour de l'Île des Serpents, zone qui possède de grandes ressources de pétrole et gaz, annonce le journal Romania libera.
 
Bogdan Aurescu, agent de la Roumanie à La Haye, a argumenté que la Roumanie 'souhaite une délimitation équitable de la superficie en dispute' et a relevé que l'Île des serpents devrait être traitée selon les normes de droit international qui portent sur les rochers, comme l'Ukraine avait accepté d'ailleurs au moment de la signature du Traité de base entre les deux pays, en 1997.
 
L'agent de la Roumanie à La Haye a dit mardi, devant les juges du Tribunal de l'ONU, que le procès d'Ukraine n'était pas un cas très difficile parce que 'des revendications territoriales entre les deux parties n'existent pas et le contexte géographique n'est pas trop compliqué par des circonstances exceptionnelles, outre l'existence de l'Île des Serpents dans la zone qui doit être délimitée'.
 
La revue Capital informe dans ce contexte, dans l'article intitulé 'Le trésor de l'Île des Serpents: 37 milliards de dollars', que les deux États présentent, du 2 au 19 septembre, leurs arguments devant le tribunal international, la CIJ devant décider jusqu'en février 2009 de la manière de partager les 12 000 km2 en litige. L'enjeu est représenté par une grande quantité de brut et de gaz naturels, qui attend d'être exploitée dès les années 1970, lorsque les gisements ont été découverts. Les gisements de la zone en litige sont appréciés à environ 37 milliards de dollars dont 7 milliards serait la valeur du brut et le reste, des gaz naturels.
 
Business Standard relève, dans l'article intitulé 'Le premier jour de la Roumanie à La Haye', que la partie roumaine a présenté cartes, schémas graphiques et projections le premier jour de plaidoyers à la CIJ, consacré principalement aux arguments techniques dans le procès contre l'Ukraine. Quatre agents de la part de la Roumanie – deux Roumains, un Français et un Anglais – ont plaidé trois heures en faveur de la méthodologie roumaine de délimitation du plateau continental autour de l'Île des Serpents, du contexte historique et géographique et de la juridiction de la CIJ.
 
Sous le titre 'Vadim Tudor, nommé chef au Sénat avec l'aide du PD-L de Basescu', Ziarul Financiar écrit que le Parti démocrate-libéral (PD-L, opposition) a cédé mardi au leader du Parti Grande Roumanie (PRM, opposition), Corneliu Vadim Tudor, le fauteuil de vice-président du Sénat. Les accusations de la part du Parti national libéral (PNL, au pouvoir) n'ont pas tardé, les démocrates-libéraux proches du président Basescu étant accusés de l'intention d'une future alliance PD-L – PRM.
 
Corneliu Vadim Tudor était mardi en train de perdre la fonction de vice-président du Sénat suite à la dénonciation par le Parti conservateur (PC, en alliance avec le PSD, opposition) d'un protocole signé après les élections législatives de 2004. Le protocole stipulait que, dans les deux sessions du Parlement de 2008, jusqu'à la fin de l'actuel mandat, la fonction de vice-président du Sénat, qui revenait au PC, soit accordée au PRM, et la fonction de secrétaire du Sénat soit accomplie par les conservateurs.
 
Cotidianul informe dans ce contexte que, en réponse, le président Basescu a précisé que 'aucune sorte de contact n'a existé' entre lui 'et quelque leader politique ou parti politique, y compris le PD-L, au sujet de l'allocation de fonctions au Sénat', a transmis dans un communiqué officiel le bureau de presse de l'Administration présidentielle.
 
La croissance record du PIB au deuxième trimestre confirme le fait que l'économie de la Roumanie se surchauffe et augmente la probabilité que la Banque nationale décide d'un nouveau durcissement de la politique monétaire jusqu'à la fin de cet an, écrit le quotidien Ziua, citant un rapport de Citigroup.
 
L'Institut national des Statistiques a publié lundi les données visant l'avance du PIB du premier semestre et du deuxième trimestre de 8,8% et 9,3% respectivement, les deux valeurs représentant des niveaux record pour le pays. L'avance économique a dépassé les estimations de Citigroup, qui prévoyaient une croissance de 8,6% au deuxième trimestre pour le PIB. Pour cet an, la Commission nationale de Prévisions (CNP) anticipait une majoration du PIB de 6,5% et, pour l'an prochain, de 6,1%. En juin dernier, le président de la CNP annonçait que l'institution pourrait réviser à la hausse, cet automne, de 1%, l'estimation sur l'avance économique de 2008, à 7,5%.
 
Selon les analystes de Citigroup, dans le contexte de la croissance record du PIB au deuxième trimestre et des pressions inflationnistes en hausse, il est possible que la banque centrale décide d'un nouveau durcissement de la politique monétaire jusqu'à la fin de cet an, ce qui porterait le taux d'intérêt de référence à 10,5% voire plus.
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