Revue de presse (16 septembre 2008)

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Les quotidiens bucarestois de mardi publient analyses, commentaires et informations du domaine économique-financier, les principaux sujets visant les effets de la crise de Wall Street sur la Bourse de Bucarest, la croissance des coûts avec la main d'oeuvre, l'encouragement des sociétés à capital roumain.
 
L'économie de Roumanie devrait se fonder sur des sociétés à capital roumain, aptes à pénétrer les marchés de la région, et non sur des compagnies multinationales, comme il se passe à présent, celles-ci pouvant changer leurs plans d'affaires en fonction du contexte économique extérieur, a affirmé lundi le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu.
Selon Ziarul Financiar, M. Tariceanu a ajouté s'inquiéter du ralentissement du rythme de croissance économique voire du déclin de cet indice dans des pays européens, avec de possibles effets sur l'économie roumaine.
 
Les coûts avec la main d'oeuvre de Roumanie ont crû de 22,9% au second trimestre de cet an, ce qui situe le pays deuxième dans l'Union européenne (UE) quant à l'avance des dépenses salariales, informent Romania libera et Evenimentul Zilei, citant des données rendues publiques par Eurostat.
Ainsi, les dépenses salariales ont haussé de 22,9%, contre 24,2% au second trimestre de l'an dernier, alors que les dépenses non salariales ont avancé de 23,1%, par rapport à 24,4% en 2007.
 
"Le leu, affaibli par la crise américaine" (Gândul) et "Pression sur le leu" (Bursa) présentent les premiers effets de la crise financière américaine sur la monnaie nationale et Ziarul Financiar relève que "le leu a été frappé pleinement lundi par une vague de retraits des investisseurs étrangers, qui ont bouclé leurs positions sur les marchés émergents, après le choc de la chute du géant américain Lehman Brothers et l'annonce de la reprise de Marrill Lynch par Bank of America".
 
Dans quelques minutes, l'euro a fait le saut de 3,5850 lei (niveau auquel le marché s'était fermé vendredi dernier) à 3,64 lei.
La Banque nationale de Roumanie (BNR) est intervenue lundi sur le marché monétaire, attrayant des dépôts de 1,7 milliard de lei, dans le contexte où un léger excès de liquidités avait été accumulé.
 
La Bourse de Bucarest a ressenti puissamment le choc produit sur les marchés internationaux des capitaux par la faillite de Lehman Brothers, l'indice BET-XT, qui suit l'évolution des 25 actions les plus transigées sur le marché, enregistrant lundi une baisse de 4,2%. Les Sociétés d'Investissements financiers (SIF) ont pour leur part perdu plus de 5%, après que les baisses enregistrées au cours de la séance avaient atteint même 7%. Tous les indices boursiers ont atteint ainsi des niveaux minimes nouveaux les trois derniers ans, écrit Ziarul Financiar.
 
"La crise du marché américain sera ressentie le plus sur le marché roumain par la baisse encore plus drastique des liquidités. C'est justement pour cette raison qu'on pourrait dire que la Bourse de Bucarest est entrée dans une crise de liquidité. Outre les influences extérieures, à l'approfondissement de la crise contribue aussi la politique monétaire de la BNR, qui complique l'accès au financement", a déclaré au quotidien mentionné Octavian Molnar, directeur général de la société de courtage IFB Finwest.
 
La crise de Wall Street n'a pas seulement d'effets indirects sur la Bourse de Bucarest. L'une des compagnies les plus frappées du marché roumain a été le développeur immobilier Impact dont Lehman Brothers a acheté l'an dernier un paquet de 2,8% des actions.
 
Lundi, les titres de la compagnie Impact ont reculé de 4,7%, en concordance avec le marché, mais la perte se chiffre à 50% pour le dernier mois. "Il est possible que l'impact des informations négatives des USA soit exagéré sur le marché local, si on analyse les expériences passées. Cela découle principalement du fait que les investisseurs locaux agissent de façon émotionnelle et se conduisent surtout de manière spéculative", a déclaré à Ziarul Financiar Jan Pricop, directeur général adjoint à la société d'administration KD Investments.
 
Le déficit du compte courant se situe à des niveaux difficile à soutenir à long terme et il devra être corrigé et les investissements étrangers, qui ont été considérés jusqu'à présent une source de financement saine, pourraient arriver prochainement à exercer une pression sur l'approfondissement du déséquilibre extérieur, dans le contexte où les compagnies multinationales commencent à rapatrier leurs profits obtenus en Roumanie, écrit Ziarul Financiar.
 
Le déficit du compte courant devrait être corrigé vers 10% du PIB, contre l'actuel niveau d'environ 14% du PIB, qui est toujours plus difficile à soutenir, affirme Ionut Dumitru, directeur du département de recherche de Raiffeisen Bank.
"Le problème se pose si les déficits sont encore soutenables, dans le contexte où l'on assiste à des turbulences sans précédent sur les marchés internationaux, avec crise de liquidités et financements plus chers", a ajouté M. Dumitru.
 
Sur la toile de fond des informations sur la récente évolution d'American International Group (AIG) à la Bourse de New York, les médias publient les précisions de la Commission de Surveillance des Assurances, selon lesquelles "les indices de solvabilité et liquidité des deux sociétés roumaines d'assurances qui ont comme actionnaires significatifs des compagnies du groupe américain AIG – à savoir AIG Life Assurances Roumanie SA et la Société d'Assurances AIG Roumanie SA – respectent les exigences prévues par les réglementations de prudence en vigueur".
 
"Dans la première moitié de 2008, les deux compagnies ont enregistré du profit" et celles-ci ont conclu des contrats de ré-assurance avec plusieurs ré-assureurs, le taux de risque dans le cadre du groupe dont elles font partie étant très réduit.
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