Revue de press (17 sept)

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Les quotidiens bucarestois se penchent sur des analyses économico-financières, notamment l'impact de la crise à Wall Street sur la Bourse de Bucarest, la baisse de la dette extérieure à court terme, les exportations de produits pétroliers, la nouvelle émission d'euro-obligations, la qualité de l'environnement d'affaires.
 
"Typhon en Amérique, tempête en Roumanie" (Adevarul), "La Bourse de Bucarest, frappée de plein fouet par la crise des subprimes" (Ziarul Financiar), "La crise américaine frappe la monnaie nationale et la bourse" (Cotidianul) et "Baisses massives, chaque jour" (Bursa), sont quelques-uns des titres consacrés à l'impact de la crise à Wall Street.
 
Selon Ziarul Financiar, la Bourse des Valeurs Bucarest (BVB) a ressenti puissamment mardi le choc produit sur les marchés financiers internationaux, enregistrant la baisse la plus dramatique des trois dernières années et demi, à cause de la chute des titres dans le secteur financier.
 
Ainsi, l'indice BET des dix meilleures compagnies cotées a perdu 7,1%, la baisse la plus grande depuis mars 2005, dans les conditions où les actions de la Banque roumaine de développement (BRD), la banque roumaine la plus importante, ont chuté de 13% et Broker Cluj et Biofarm Bucarest ont perdu plus de 13%. Les titres de la Banque Transilvania ont été suspendus en bourse. Les sociétés financières d'investissements (SIF) ont perdu environ 9%.
 
"Pratiquement, le krach s'est déjà produit chez nous. Les analystes considèrent qu'au moment où les faillites se déclencheront, la crise internationale pourrait prendre fin, ce qui générerait un arrêt de la chute des bourses au plan externe et implicitement chez nous", déclare à Ziarul Financiar Adrian Ceuca, directeur général adjoint de BT Securities.
 
Par ailleurs, la monnaie nationale – le leu – a eu une réaction modérée dans le contexte où les expositions directes des investisseurs étrangers étaient déjà très réduites et les sorties de devises n'ont pas été significatives. "Cependant, le marché réagit avec nervosité et le leu suit la tendance régionale de dépréciation", selon le journal cité.
 
"La première baisse de la dette extérieure à court terme ces trois dernières années", titre Ziarul Financiar soulignant que, selon les données communiquées par la Banque nationale de la Roumanie (BNR), "la dette à court terme était fin juin de 17,59 milliards d'euros, de 3,4% inférieure au niveau de 18,22 milliards d'euros en mars dernier".
 
La correction a été générée par la baisse des financements attirés par les banques locales à court terme, de quelque 700 millions d'euros, à 7,8 milliards d'euros.
D'autre part, bien que les financements attirés à court terme aient enregistré une correction, le solde total de la dette extérieure a augmenté de 4,54 milliards d'euros au deuxième trimestre, atteignant un nouveau maximum historique de 65,6 milliards d'euros.
 
Au premier semestre de l'année, la Roumanie s'est transformée en un grand exportateur de produits pétroliers finis, écrit le quotidien Adevarul. Alors que les importations de brut ont enregistré 2,11 millions d'euros, les exportations de produits pétroliers finis ont atteint le montant de 1,5 million d'euros.
 
Les statistiques officielles indiquent que la Roumanie pourrait couvrir sans problèmes, seulement par ses ressources internes, la consommation de pétrole ayant une autre destination que la production d'énergie électrique et thermique. Cependant, les compagnies roumaines ont préféré exporter les produits finis pour la simple raison que le profit résulte de l'exportation de gazole et d'essence et non pas de brut.
 
Le ministère de l'Économie et des Finances (MEF) mettra de nouveau en circulation l'émission d'euro-obligations lancée cette année aux fins d'attirer 250 millions d'euros, écrit Adevarul.
Selon le secrétaire d'État au MEF, Eugen Teodorovici, l'émission d'euro-obligations sera lancée à la fin d'octobre début novembre et sur le plafond maximum approuvé par le gouvernement, de un milliard d'euros, 750 millions d'euros ont été déjà attirés en juin.
 
"Les conditions sont meilleures sur les places financières et nous aurons un surplus de liquidité", a dit l'officiel du MEF.
L'évolution du milieu d'affaires en Roumanie a enregistré une stagnation cette dernière année, ce qui signifie que les réformes structurelles et institutionnelles se sont réduites, note le quotidien Bursa, citant Andrew Colquhoun, analyste de l'agence d'évaluation financière Fitch.
 
L'analyste ajoute que, à court terme, cette situation n'est pas grave, car la Roumanie bénéficie de l'effet des réformes réalisées pour l'adhésion à l'Union européenne. "Cependant, à long terme, la Roumanie risque de rester à la traîne d'autres États qui avancent dans le domaine des investissements", affirme Andrew Colquhoun.
 
"La Roumanie grimpe 6 positions dans le classement de la liberté économique", titre Gandul. La Roumanie a occupé la 74e place dans le monde en 2006 en ce qui concerne l'indice de liberté économique. Par rapport à 2005, la Roumanie a monté six positions et par rapport à 1995, 45 positions, indique le rapport annuel de l'Institut Fraser du Canada. En ce qui concerne la performance du marché du travail, la Roumanie se situe 48e et quant au segment d'octroi de crédits, à la 112e position.
 
La fréquence des achats des marques propres appartenant aux supermarchés et aux hypermarchés est en baisse cette année, bien que les Roumains les aient préférés auparavant, selon une étude de la compagnie de recherche sur le marché Nielsen, cité par le quotidien Adevarul.
 
Un des énigmes du régime communiste qui a préoccupé les journalistes, les investigateurs et les Roumains semble avoir trouvé une réponse. Selon le journal Ziua, "Nicolae Ceausescu n'a pas ouvert de comptes à l'étranger, ni ses enfants". C'est la conclusion formulée, au bout de deux ans d'investigations, par les parlementaires de la commission spécialisée d'enquête chargée de clarifier cette question des comptes que l'ancien dirigeant communiste aurait eu à l'étranger.
 
Le rapport final de la commission, entré en possession du quotidien Ziua, est basé sur les témoignages de divers chefs d'institutions qui, avant 1989, déroulaient des opérations en devises.
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