Revue de presse (7 jan)

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La presse bucarestoise de mercredi annonce que les livraisons de gaz naturel russe par le point d'Isaccea ont été arrêtées à la suite du conflit russo-ukrainien et analyse la position de Bucarest dans cette question. Les quotidiens se penchent aussi sur la décision de la Banque Nationale de Roumanie (BNR) de ne pas modifier le taux directeur.
 
"Même si Gazprom décide d'interrompre aussi la fourniture de gaz par le point de Mediesu Aurit (nord), la Roumanie peut résister sans le gaz russe au moins quatre moins", écrit à la une le journal Financiarul.
 
Sur la dépense roumaine de gaz naturel, un tiers est en provenance de Russie. La Roumanie a produit l'année passée 11,3 milliards de mètres cubes de gaz et ses dépenses se sont montées à 18 milliards de mètres cubes. La différence entre la quantité produite et celle consommée a été couverte par des gaz d'importation de Russie (par l'intermédiaire de la compagnie Gazprom) via l'Ukraine (la compagnie Naftogaz). Le gaz russe entre en Roumanie par deux gazoducs dont l'un transite par la Dobroudjea, d'Isaccea à Negru-Voda (sud-est).
 
Les fournitures à travers ce gazoduc ont été arrêtées mardi en raison du conflit gazier russo-ukrainien. Si cette situation se maintient, la Roumanie pourrait compenser le déficit en gaz en appelant à ses réserves souterraines, propriété d'Etat, dans leur grande majorité. La société roumaine Romgaz a une capacité de stockage de 2,8 milliards de mètres cubes et ses représentants disent que ses entrepôts sont pleins. En l'absence des importations, cette quantité couvre la consommation normale de la Roumanie le long de quatre mois.
 
Selon le journal Business Standard, le conflit gazier russo-ukrainien pourrait avoir pour résultat une hausse du prix de l'énergie en Roumanie, une augmentation des importations et de la production de mazout ainsi que des problèmes liés à l'alimentation des consommateurs grands et moyens. Le même journal note que les livraisons de gaz ont diminué de 32% dans la nuit de mardi à mercredi et que les centrales thermiques commencent à employer du mazout.
 
Le journal Romania Libera aborde le même sujet et insère les déclarations du ministre de l'Economie, Adriean Videanu, et du Premier ministre Emil Boc.
"Je ne pense pas que nous ayons des problèmes quant à la dépense des ménages cet hiver", a dit M. Videanu, cité par Romania Libera.
 
Le quotidien Ziua écrit que le Premier ministre Emil Boc a fait la précision que Bucarest avait entamé des démarches auprès de la Commission européenne (CE) pour l'informer de la situation créée. Emil Boc a eu un entretien téléphonique avec le commissaire européen à l'Energie, Andris Piebalgs, qui l'a assuré de sa détermination de s'impliquer aux côtés du président de la CE, Jose Manuel Barroso, pour y trouver une solution.
 
Ziua annonce aussi que le ministre de l'Econmomie s'est entretenu avec le représentant de Gazprom à Bucarest, d'après qui le géant russe n'est pas responsable de l'arrêt des livraisons de gaz. Adriean Videanu a montré que, vu cette situation, Bucarest demandera des éclaircissements auprès de l'Ambassade d'Ukraine en Roumanie.
 
Les patronats demandent au gouvernement d'adopter dans l'immédiat un plan anti-crise visant à la relance de l'activité économique. Le plan devrait encourager les compagnies à reprendre la production, compte tenu du grand nombre d'entités économiques au grand poids dans la formation du produit intérieur brut (PIB) qui ont été contraintes de fermer leurs portes.
 
"Le travail seul nous aidera à surmonter la crise. Nous comprenons le souci du gouvernement de protéger la population défavorisée, menacée par la crise économique, mais il est aussi vital pour lui de soutenir à la fois ceux qui veulent travailler et le milieu d'affaires, qui fournit des emplois et du bien-être", a déclaré Cristian Parvan, directeur exécutif de la Confédération nationale du Patronat roumain, cité par la presse.
 
"La BNR reporte le relâchement à l'octroi de crédits", titre Business Standard. La Banque centrale de la Roumanie a décidé mardi de maintenir le taux directeur à son niveau actuel, soit 10,25%, et refusé de donner, du moins pour l'instant, quelque signal concernant un éventuel relâchement, bien que les retards dans le payement des crédits soient devenus plus nombreux ces derniers temps.
 
Le taux de conversion moyen leu/euro dépassera 4 lei/1 euro en 2009, note Business Standard. Le journal insère des commentaires des spécialistes, dont Lucian Anghel, économiste en chef à la Banque Commerciale Roumaine (BCR), à lavis duquel le taux de conversion pourrait atteindre 4,25 lei/1 euro en 2009.
La plupart des journaux écrivent que les fidèles orthodoxes de Roumanie fêtent, ce mercredi 7 janvier, Saint Jean-Baptiste.
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