Revue de presse (21 jan)

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La cérémonie d'investiture du président des États-Unis, Barack Obama, la dévaluation de la monnaie nationale et l'adoption de mesures visant à enrayer ce phénomène, l'économie souterraine sont quelques-uns des thèmes les plus importants présents ce mercredi dans les publications bucarestoises.
 
"Obamanie à l'échelle planétaire", titre Cotidianul. "La popularité de Barack Obama, le premier président africain-américain de l'histoire des États-Unis, a connu une hausse vertigineuse les jours précédant son investiture. Outre l'enthousiasme du peuple américain, lequel crée très facilement ses idoles, il y va des espoirs de toute une planète de relance économique mondiale reçue des USA". Le journal relève que "l'administration de Barack Obama est formée de personnes plus jeunes, plus énergiques et beaucoup plus accoutumées aux nouvelles technologies que leurs prédécesseurs".
 
"Obama : 'Nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant", titre le quotidien Romania libera. "Le premier leader de couleur qui s'installe à la Maison Blanche reprend les USA à un moment difficile de son prédécesseur, George W. Bush. Aux effets de plus en plus graves de la crise sur l'économie des États-Unis s'ajoutent deux guerres, en Irak et Afghanistan, l'aggravation du conflit israélo-palestinien, une relation difficile avec la Russie et les ambitions nucléaires de l'Iran".
 
"Le leu atteint son minimum historique. Les banquiers commencent à parler de pertes", titre le quotidien économique Business Standard. Ainsi, "le leu a battu le record historique en matière de dépréciation, par rapport à la monnaie européenne, soit 4,3025 unités/euro et menace d'atteindre le seuil à partir duquel les banquiers craignent qu'ils ne commencent à enregistrer des manques à gagner. Rien que ces trois dernières semaines, le leu a perdu 7 pc de sa valeur et les prévisions des analystes relatives à un cours de référence supérieur à 4,5 lei/euro ne semblent plus si hasardées".
 
"Un accord avec le FMI pourrait enrayer la dévaluation du leu", est d'avis Cotidianul. "Aux projections négatives de la Commission Européenne se sont ajoutées récemment des rétrogradations de la Roumanie par les agences d'évaluation qui chassent les devises fortes du marché local. L'intervention de la Banque centrale ne pourrait enrayer que sur le court terme la dépréciation de la monnaie nationale, avec des pertes de réserves de devises fortes.
 
Le scénario d'un atterrissage dur de l'économie roumaine devient une terrible réalité. Le déficit budgétaire, corroboré au déficit du compte courant et à la récession dans la zone euro ne permet pas d'espoirs quant au financement facile de l'économie nationale, cependant que les dépenses de l'État risquent le dérapage incontrôlé. L'impact social de la dévaluation de la monnaie est d'autant plus fort que plus de la moitié des prêts contractés par la population et les firmes sont en devises fortes.
 
Pour éviter un désastre économique avec des implications sociales profondes, la Roumanie a besoin d'aide institutionnelle", relève le journal.
"Pogea doit choisir les mesures anticrise qu'il inclut dans le budget d'une liste contenant 174 propositions" s'intitule un article du quotidien Ziarul Financiar. "Le ministre des Finances publiques Gheorghe Pogea doit décider demain d'une liste de 174 mesures anticrise proposées par les autorités, les patronats et les syndicats, lesquelles en seront incluses dans le budget pour 2009".
 
Selon le journal, "Les trois commissions de travail formées de représentants des autorités et des syndicats et des patronats ont élaboré une série de mesures anticrise qui sont réunies dans un document de 36 pages intitulé 'La plate-forme commune de mesures de crise".
 
Les groupes fonctionnent au Ministère du Travail et de la Protection sociale, le Ministère de l'Économie et le Ministère des Finances publiques. Les groupes de crise souhaitent que le Gouvernement donne immédiatement une ordonnance d'urgence qui exempte d'impôt le profit réinvesti. À présent, l'impôt sur le profit réinvesti est de 16 pc.
 
Dans l'optique des groupes d'analyse, une autre mesure qui devrait être prise tout de suite par le Gouvernement et qui devrait être incluse dans le budget pour 2009 est l'allocation de fonds en vue de promouvoir les exportations à un niveau similaire aux fonds alloués l'année passée, à savoir 100 millions EUR".
 
Parmi les mesures proposées par les groupes anticrise figurent également la suspension de la privatisation des agents économiques à capital intégral ou majoritairement d'État durant la crise; la garantie par l'État des emprunts interbancaires durant la crise; l'application des mesures adoptées antérieurement concernant la fiscalisation de l'agriculture; la modification de la loi sur les jeux de hasard; l'inclusion dans le budget général consolidé des revenus propres des institutions et des agences; la limitation sévère des acquisitions publiques de biens etc.
 
"Les Roumains peuvent avoir des hausses réelles de revenus", a déclaré le directeur financier d'Erste Bank, laquelle contrôle Banca Comerciala Romana (BCR), Manfred Wimmer, cité par la publication Financiarul. Selon Manfred Wimmer, en Roumanie la croissance économique se poursuivra et le niveau des salaires est très faible, y compris par rapport à d'autres États de l'Europe centrale et de l'Est.
 
Il y a eu de grands gains de productivité, une productivité croissante étant même soutenable. De même, Manfred Wimmer estime qu'un accord avec le Fonds Monétaire International serait la meilleure solution que le Gouvernement puisse prendre.
 
"Les Roumains ont perdu leur optimisme", constate Cotidianul. "L'état positif des Roumains s'est effondré en six mois de 2008, de 44 pc à 29 pc, selon les données publiées par l'Eurobaromètre de l'opinion publique de la Commission Européenne". Pourtant, les Roumains comptent toujours parmi les Européens les plus optimistes, se situant à la troisième place, après les Suédois et les Danois.
 
"Combien peut-on mettre au jour de l'économie souterraine?" s'intitule un article de Business Standard. "L'économie souterraine peut représenter une source importante de revenus pour le budget de la Roumanie si les affaires illégales sont mises au jour, notamment dans les actuelles conditions, quand la crise financière s'installe de plus en plus dans l'économie de la Roumanie, selon les consultants participants au projet Gouvernement Privé, amorcé par Business Standard".
 
Selon Adriana Ciuchea, directeur général de la Direction Générale de Comptes Nationaux dans le cadre de l'Institut National des Statistiques (INS), "en 2007, l'économie souterraine a représenté 21 pc du PIB. Pour 2008 les données ne sont pas encore finalisées, mais elles s'approchent des chiffres de l'année antérieure".
 
"Que nous fassions tout notre possible?" s'intitule l'article de l'écrivain Andrei Plesu, paru dans le quotidien Adevarul. "Je ne conteste pas (pas encore) les bonnes intentions de l'actuel gouvernement. Mais je constate qu'en moins d'un mois de gouvernement, il s'est lancé déjà sur une trajectoire maximaliste.
 
Il veut résoudre, dans un départ approprié plutôt à la fin de la course qu'à son commencement, tout ce qui est à résoudre : budget parcimonieux, mais aussi hausse de salaires et de retraites, nouvelles mesures au bénéfice des mères, ordonnances d'urgence censées corriger les iniquités de rétributions cumulardes (le résultat étant qu'elles affectent, en premier lieu, non pas ceux qui s'enrichissent par le cumul, mais ceux que le cumul amène à peine sur la ligne de survie), puis la grande question de l'infrastructure, la question compliquée de la redistribution administrative du territoire (moins de départements), pour ne plus rappeler le grandiose projet de la réécriture de la Constitution", relève l'auteur de l'article.
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