Revue de presse (22 jan)

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La presse bucarestoise de jeudi se penche sur des questions de nature économique et financière telles les investissements dans le secteur énergétique, l'évolution de la monnaie nationale, le partenariat roumano-allemand en vue de la production d'aliments écologiques, le marché des pensions privées obligatoires en 2009.
 
Les journaux se penchent aussi sur le discours du chef de l'Etat, Traian Basescu, devant les ambassadeurs accrédités à Bucarest. Traian Basescu a déclaré à cette occasion que les priorités de la Roumanie en matière de politique extérieure ont été établies en tenant compte de la crise économique mondiale, note le journal Ziua.
 
Pour pouvoir garantir un système sûr et durable, la Roumanie tout comme les autres pays du monde devra tenir compte de quelques points importants parmi lesquels : assurer une gestion de la crise économique à même de garantir un développement durable, faire attention à des problèmes mondiaux tels la pauvreté, la migration, le terrorisme, le besoin de consolider le système de droit international et celui de renforcer les établissements internationaux et d'accroître leur efficience.
 
La Roumanie devra continuer à fructifier les perspectives ouvertes l'année passée dans la relation avec la Fédération de Russie, mais elle placera aussi au centre de ses préoccupations la République de Moldavie, qui jouira du soutien roumain en vue de sa démocratisation et dans le processus de réglementation du conflit transdniestréen, a dit le président Basescu, cité par le journal Ziua.
 
Dans son allocution lors de la réception, en début d'année, du corps diplomatique accrédité à Bucarest, le chef de l'Etat, Traian Basescu, a exprimé le souhait de la Roumanie de continuer les bonnes relations avec les Etats-Unis d'Amérique "pour approfondir et confirmer une fois de plus la nature solide des relations transatlantiques, pour maintenir l'importance de l'OTAN, pierre angulaire de notre sécurité", note pour sa part le journal Cotidianul.
 
Le gouvernement mené par le Premier ministre Emil Boc marque ce jeudi un mois depuis son installation. Dans un article paru dans le journal Romania Libera, le professeur de sciences politiques Alexandru Radu estime qu'il s'agit "du pire début depuis l'an 1990, compte tenu que le gouvernement est fortement soutenu par le président du pays et par le Parlement".
 
Le sociologue Mircea Kivu considère à son tour que les mesures gouvernementales de jusqu'à présent sont insignifiantes, les observateurs notant plutôt les erreurs et les gaffes du cabinet Boc, comme par exemple celle d'interdire la possibilité de cumuler la pension de retraite avec le salaire dans le secteur publique.
 
Les producteurs allemands comptent parmi les premiers Européens qui ont signé des partenariats avec des fermiers roumains, portant sur la production écologique, écrit Gandul. Selon Gandul, tant les Roumains que les Allemands ont à gagner à la suite de ces partenariats : les premiers ont la certitude qu'ils vendront leur production entière, qu'ils ne risquent plus de mettre en vente des aliments qui ne sont pas recherchés, ni de se voir contraints de les vendre pour des prix inférieurs à ceux du marché.
 
Les étrangers, quant à eux, ils achètent les produits roumains pour des prix raisonnables et les utilisent comme des matières premières pour des produits destinés à tous les marchés d'Europe, y compris la Roumanie, où les commerçants intermédiaires "arrangent" les prix. Voilà l'une des raisons pour qui les produits organiques commercialisés en Roumanie, y sont bien plus chers, voire trois fois plus chers que ceux vendus sur les marchés étrangers, note aussi Gandul.
 
Les banques ferment les lignes de financement pour des projets immobiliers en déroulement et elles pressent, dans certains cas, les auteurs de projets immobiliers de rembourser d'avance l'argent dû, situation qui, doublée des dettes de ces derniers envers les fournisseurs de matériaux de constructions, pourrait pousser nombre d'entre eux vers la faillite, écrit le journal Romania Libera, en citant Cristian Ionescu, manageur à Coface Roumanie.
 
Sur les compagnies de constructions du portefeuille de Coface, plus de 50% se confrontent à de grandes difficultés quant à la recette de la contre-valeur des contrats conclus pour l'Etat, a dit M. Ionescu.
 
Ziarul Financiar insère les conclusions d'une analyse du Fonds Monétaire International (FMI) et note que la dépendance de la Roumanie d'un petit nombre d'établissements occidentaux de crédit pourrait conduire vers un élargissement de l'instabilité financière.
 
Les banques autrichiennes, françaises, italiennes, grecques et hollandaises détiennent quelque 80% du système bancaire roumain et les éconopmistes du FMI estiment que les autorités de contrôle des pays d'origine ainsi que celles des pays émergents doivent suivre de près le milieu macroéconomique afin de prévenir l'apparition d'éventuels problèmes.
 
La Roumanie importe depuis, le mercredi 21 janvier, 3 millions de m3 de gaz naturel russe et elle a décidé d'enlever la situation d'urgence, a annoncé le ministre roumain de l'Economie, Adriean Videanu, cité par le journal Economistul.
Selon Financiarul, "la crise du gaz n'a pas produit de pertes", le gaz étant remplacé par des combustibles alternatifs.
 
"La crise du gaz a pris fin, mais les importations ont baissé de 50%", titre Cotidianul qui montre que 4,7 millions de m3 de gaz entraient chaque jour en Roumanie par le point d'Isaccea (sud) et 2,5 autres millions par le terminal de Mediesu Aurit (nord), avant le conflit gazier russo-ukrainien.
 
Le taux de conversion publié mercredi par la Banque Nationale de Roumanie (BNR) a atteint un nouveau record, soit 4,3098 lei pour 1 euro. "Le déclin du leu (la monnaie nationale de la Roumanie) est une question conjoncturelle", estime le vice-gouverneur de la BNR, Cristian Popa, dans une interview au Jurnalul National. Par ailleurs M. Popa a dit que la Roumanie ne se confrontait pas à une cessation du financement externe.
 
L'industrie énergétique roumaine pourrait recevoir cette année des investissements d'un montant de 7,8 milliards d'euros, qui pourraient aider la Roumanie à devenir les prochaines années exportateur net d'électricité, écrit Romania Libera.
Les sociétés Petrom et Enel envisagent d'entamer cette année des projets d'un montant de 1,2 milliard d'euros, alors que le groupe tchèque CEZ commencera les travaux sur un investissement de 1,1 milliard d'euros dans la construction d'un grand parc éolien.
 
"L'investissement le plus important dans le secteur énergétique est celui fait dans les unités nos 3 et 4 de la centrale nucléaire de Cernavoda (sud-est), soit 4 milliards d'euros, mais il est aussi l'incertitude la plus grande, vu les procédures lourdes qui ont généré des retards", dit l'analyste économique Aurelian Dochia, cité par la presse.
 
Les journaux annoncent aussi que le marché des pensions privées obligatoires aura cette année une croissance plus lente que l'année passée et la valeur des contributions qui seront versées se montra à 430 millions d'euros, estime le président de l'Association pour les Pensions privées de Roumanie, Crinu Andanut, cité par Ziarul Financiar.
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