Revue de presse (28 jan)

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La presse bucarestoise de mercredi (28 jan) se penche particulièrement sur la zone économique et financière. Parmi les principaux sujets abordés, il convient de citer les prévisions de la BERD pour 2009, l'évolution du taux de conversion leu-euro au mois de janvier courant, les mesures anti-crise adoptées par le gouvernement roumain, la situation sur le marché roumain du crédit.
 
La déclaration du chef de l'Etat, Traian Basescu, concernant la possibilité qu'il renonce à poser sa candidature pour un nouveau mandat est également abordée par la presse. Selon Ziarul Financiar, "le président Traian Basescu soutient qu'il prend au sérieux la possibilité de ne se porter plus candidat pour un nouveau mandat présidentiel, lors du scrutin de l'automne prochain, un critère important dans la décision qu'il prendra étant, dit-il, la réussite de la politique économique du gouvernement actuel en 2009".
 
"Si la politique économique du gouvernement est un échec, pourquoi me présenter encore devant l'électorat, quelle sera ma crédibilité", a dit Traian Basescu, cité par la presse. Cotidianul se penche à son tour sur cette déclaration et note que les leaders des partis au pouvoir, le Parti démocrate libéral (PD-L) et le Parti social démocrate (PSD) "ne croient pas que le chef de l'Etat a parlé sérieusement, quand il a déclaré penser ne se porter plus candidat', alors que le journal Adevarul considère que "les interventions télévisées du président n'ont pas lieu par hasard, elles essayant en fait son adhésion électorale".
 
Dans le contexte des débats portant sur la nécessité de la Roumanie de recevoir ou non du soutien financier de la part du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE), Ziarul Financiar titre "Les ministres, les analystes et les entrepreneurs disent à l'unisson : un crédit de l'Union européenne est le bienvenu, il stabilise le taux de conversion et peut débloquer la liquidité".
 
Selon ce journal, "ministres, analystes politiques et entrepreneurs sont tous d'accord avec l'intention du gouvernement de faire un crédit de 6 – 7 milliards d'euros auprès de l'Union européenne et ils estiment que l'argent conduira au déblocage des crédits et à des investissements dans le domaine de l'infrastructure. Les entrepreneurs avertissent pourtant qu'il faut examiner aussi 'les conditions' à l'octroi de ce crédit".
 
Ziarul Financiar cite aussi l'homme d'affaies Dan Ostahie, selon qui tout prêt est opportun. "La Roumanie a grand besoin d'argent dans le contexte actuel et ce qui importe, c'est de pouvoir apporter ces fonds. Pour l'instant, la direction d'où l'argent vient est moins importante que son obtention.
 
Les effets ne peuvent être que bénéfiques, et parmi ceux-ci, la possible stabilisation du taux de change", dit Dan Ostahie."La Roumanie veut emprunter 6 – 7 milliards d'euros à l'Union européenne", titre pour sa part le journal Financiarul, en s'arrêtant sur la déclaration du président Basescu de demander le soutien financier de l'UE.
Le même journal montre que "sur les 67 propositions anti-crise analysées jusqu'à présent, 29 seulement seront soutenus par le gouvernement qui envisage d'attribuer 9,5 – 10 milliards d'euros à ces mesures et aux investissements".
 
Dans un article intitulé "Le paquet anti-crise, beaucoup de dépenses, peu de recettes" Jurnalul national précise : "les mesures anti-crise qui seront adoptées prochainement auront un impact budgétaire de 3,84% du PIB et si l'on ajoute encore les actions proposées et en train d'être analysées, on arrive à des dépenses totales de 4,6% du PIB". Selon l'ancien ministre des Finances, Daniel Daianu, la solution qui s'impose est "d'aller à toute vitesse vers la zone euro".
 
L'évolution de la monnaie nationale (le leu, lei au pluriel) durant le premier mois de cette année est analysée par AdrianVasilescu, conseiller du gouverneur de la Banque nationale de Roumanie (BNR), cité par Ziarul Financiar.
 
La Banque européenne de Reconstruction et de Développement (BERD) a modifié pour la deuxième fois à la baisse ses estimations concernant la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Roumanie en 2009, de 3% comme elle prévoyait en novembre 2008 à 1%, à cause d'une aggravation de la récession aux pays développés et du ralentissement de l'activité aux pays émergents, annoncent Cotidianul et Adevarul.
 
Le taux annuel d'augmentation des crédits a subi un ralentissement important et est arrivé à 33,7% en décembre 2008, contre 63,4% en juin, note Adevarul, alors que Ziarul Financiar montre qu'en 2008, le crédit privé total a haussé de seulement 25,8% en termes réels, atteignant la moitié de son expansion de 2007, quand il avait fait un boom de 50%.
 
"C'est une baisse abrupte. Il serait normal que la BNR renonce en février à sa position d'expectative, car il y a beaucoup de données capables de justifier au moins l'une des deux mesures possibles – abaisser le taux d'intérêt ou le taux des réserves minimales obligatoires. La Roumanie n'est pas arrivée dans la situation où son économie puisse fonctionner normalement avec une croissance des crédits à un seul chiffre", dit Lucian Anghel, économiste en chef à la Banque commerciale roumaine (BCR), la plus importante banque de Roumanie.
 
La Commission nationale des Valeurs mobilières (CNVM) a annoncé son intention d'enlever l'autorisation de fonctionnement à la société de courtage Central European Investments de Bucarest, puisqu'elle n'a pas transmis la documentation en vue de l'approbation des membres de direction, annonce le journal Adevarul.
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