Cristian Diaconescu: Il y a une orientation positive des relations roumano-ukrainiennes

 
Il y a une orientation positive des relations roumano-ukrainiennes, qui est „extrêmement encourageante” pour la Roumanie, a déclaré ce mardi le ministre des Affaires étrangères, Cristian Diaconescu, lors d'une rencontre avec les étudiants de la Faculté de Droit de l'Université Bucarest.
„La Roumanie souhaite avoir des relations bilatérales substantielles avec l'Ukraine”, a dit le chef de la diplomatie roumaine ajoutant que notre pays continue de soutenir l'intégration de l'Ukraine dans les structures européennes et euro-atlantiques.
 
Le ministre Cristian Diaconescu et le secrétaire d'État au MAE Bogdan Aurescu ont eu un dialogue avec les étudiants sur l'affaire relative à la délimitation maritime en mer Noire (Roumanie c. Ukraine), à la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, procès terminé le 3 février par un arrêt favorable à la Roumanie.
 
Diaconescu a estimé que la partie roumaine a insisté, dans une perspective politique et diplomatique, pour éliminer ce thème de l'agenda bilatéral, car le litige opposant les deux pays a été réglé. À la question posée par les étudiants de savoir s'il y a eu un enjeu économique du procès à la CIJ, le chef de la diplomatie roumaine a répondu que des prospections ou des explorations ne pouvaient pas être effectuées dans la zone en litige, donc il n'y avait pas de données concrètes sur les éventuels gisements d'hydrocarbures.
 
Le ministre a souligné le fait que les éléments de nature économique ne pouvaient pas faire partie du dossier juridique soumis au débat de la Cour. Pour sa part, Bogdan Aurescu, qui a été l'agent de la Roumanie à l'instance internationale de La Haye, a ajouté que „pour la CIJ, le facteur économique ne joue aucun rôle”.
 
„Nous avons voulu prouver à La Haye que nous avons eu raison du point de vue juridique”, a affirmé le ministre des AE. Aussi bien le ministre Cristian Diaconescu que le secrétaire d'État Bogdan Aurescu ont exhorté les jeunes étudiants en droit à s'orienter vers le droit international pour faire carrière dans ce domaine.
Le 3 février 2009, la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye a défini la frontière maritime entre la Roumanie et l'Ukraine en mer Noire, qu'elle a basée essentiellement sur une ligne équidistante entre les côtes des deux pays.
 
La Roumanie avait saisi en 2004 la CIJ à la suite de l'échec de négociations bilatérales avec l'Ukraine entre 1988 et 2004. Le différend entre les deux pays, qui portait notamment sur l'ile des Serpents, un ilot inhabité, avait été examiné par la Cour du 2 au 19 septembre.
Dans son arrêt, rendu à l'unanimité, la Cour a arrêté une ligne de délimitation partant du point d'intersection entre les eaux territoriales de la Roumanie et les eaux territoriales de l'ile des Serpents qui appartient à l'Ukraine.
 
La frontière maritime suit ensuite l'arc de 12 miles marin de rayon entourant l'ile des Serpents jusqu'à son intersection avec la ligne équidistante des côtes adjacentes roumaine et ukrainienne. Elle se poursuit ensuite le long d'une ligne équidistante des côtes roumaine et ukrainienne qui se font face.
La Roumanie a reçu ainsi le droit d'exploiter environ 9 700 km2 des quelque 12 400 km2 de la partie du plateau continental disputée entre les deux pays.
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